Hémorroïdes : Remèdes de Grand-Mère Efficaces, Causes et Symptômes
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Les hémorroïdes touchent environ 1 Français sur 2 au cours de sa vie, et pourtant on en parle rarement. Veines dilatées du canal anal, elles provoquent démangeaisons, brûlures, douleurs à la selle et parfois des saignements inquiétants. Avant de courir chez le médecin ou d'avaler des médicaments, nos grand-mères avaient une pharmacopée naturelle redoutablement efficace des remèdes validés aujourd'hui par la phytothérapie moderne. Dans ce guide complet, nous décryptons les causes des hémorroïdes chez l'homme et chez la femme, les remèdes de grand-mère les plus efficaces, et comment le bon coussin hémorroïdes peut transformer votre quotidien.
Qu'est-ce qu'une hémorroïde exactement ?
Avant de parler de remèdes, il faut comprendre ce que l'on soigne. Les hémorroïdes ne sont pas une maladie en elles-mêmes : ce sont des structures vasculaires normales, présentes chez tout être humain, situées dans et autour du canal anal. Elles jouent un rôle dans la continence fine, en complétant l'action du sphincter. C'est quand elles se dilatent, s'enflamment ou se prolapsent qu'elles deviennent symptomatiques et c'est là qu'on parle de "maladie hémorroïdaire".
Hémorroïdes internes vs hémorroïdes externes
La distinction est anatomique et détermine les symptômes ressentis :
- Hémorroïdes internes : situées à l'intérieur du canal anal, au-dessus de la ligne pectinée. Elles sont insensibles à la douleur (pas de fibres nerveuses sensitives à ce niveau) mais peuvent saigner abondamment et prolaber (sortir) lors des efforts de poussée. Elles sont classées en 4 stades selon leur degré de prolapsus.
- Hémorroïdes externes : situées sous la peau au niveau du bord anal, elles sont richement innervées et donc très douloureuses, surtout lors d'une thrombose (formation d'un caillot). Elles provoquent une boule perceptible au toucher, des brûlures et des démangeaisons intenses à l'anus.
En France, la maladie hémorroïdaire touche environ 50 % des adultes de plus de 50 ans, mais des épisodes peuvent survenir dès 20-25 ans, notamment en cas de grossesse, de pratique sportive intensive ou de mode de vie sédentaire[1].
Symptômes hémorroïdaires : reconnaître une crise et évaluer sa gravité
Les symptômes varient selon le type d'hémorroïde, le stade et l'individu. Voici le tableau clinique complet pour ne pas confondre avec d'autres pathologies anorectales.
| Symptôme | Hémorroïdes internes | Hémorroïdes externes | Intensité typique |
|---|---|---|---|
| Saignement rectal | Fréquent — sang rouge vif sur le papier ou dans la cuvette | Rare sauf thrombose fissurée | Modérée à importante |
| Douleur à l'anus | Absente (sauf prolapsus étranglé) | Sévère : surtout en cas de thrombose | Légère à très sévère |
| Démangeaisons / prurit anal | Modérées : liées au suintement muqueux | Intenses : contact de la peau avec les veines dilatées | Modérée à intense |
| Sensation de masse / boule | Prolapsus perceptible lors des efforts | Boule permanente perceptible au toucher | Variable |
| Brûlures à la défécation | Présentese : aggravées par la constipation | Très présentes : frottement des selles | Modérée à sévère |
| Suintements / mucus | Fréquents en cas de prolapsus | Rares | Légère à modérée |
| Douleur en position assise prolongée | Légère à modérée | Sévère : pression directe sur la thrombose | Modérée à très sévère |
Les démangeaisons anales isolées sans saignement ni douleur ne sont pas toujours hémorroïdaires. Elles peuvent être liées à une mycose, un eczéma périanal, une infection à oxyures (surtout chez l'enfant) ou encore à un excès d'hygiène irritante.
En cas de doute, une consultation proctologique s'impose.
Saignement hémorroïdaire : comprendre les risques et les signaux d'alarme
Le saignement rectal est le symptôme qui inquiète le plus — à juste titre. Voici comment l'évaluer correctement.
Le saignement hémorroïdaire "classique"
Le saignement hémorroïdaire typique se présente comme du sang rouge vif, apparaissant en fin de défécation, sur le papier toilette ou en filet dans la cuvette, sans être mélangé aux selles. Il est indolore (hémorroïdes internes) ou accompagné de brûlures (hémorroïdes externes). Il est généralement déclenché par un effort de poussée, une selle dure ou un accès de constipation. Ce type de saignement, bien que spectaculaire visuellement, est rarement dangereux à court terme pour une personne en bonne santé.
Les saignements qui nécessitent une consultation urgente
Certains saignements rectaux ne doivent jamais être attribués aux hémorroïdes sans examen médical préalable[2] :
Sang sombre, noirâtre ou mêlé aux selles → peut indiquer un saignement digestif haut
Saignement abondant et persistant → risque d’anémie par carence en fer
Saignement accompagné de mucus, douleurs abdominales ou perte de poids → bilan colorectal obligatoire
Saignement chez une personne de plus de 50 ans sans examen proctologique récent → coloscopie recommandée
Saignement chez un homme après 40 ans sans cause hémorroïdaire identifiée → écarter un cancer colorectal
Règle absolue : tout saignement rectal survenant pour la première fois, même en présence d'hémorroïdes connues, doit faire l'objet d'une consultation médicale. Les hémorroïdes et le cancer colorectal peuvent coexister. Ne jamais auto-diagnostiquer un saignement rectal.
Les causes des hémorroïdes chez l'homme :
Les causes des hémorroïdes chez l'homme obéissent à des mécanismes spécifiques que le tabou autour de la santé anale empêche souvent d'aborder franchement.
1. La sédentarité et la position assise prolongée
C'est la première cause chez les hommes actifs professionnellement. Assis 8 à 10 heures par jour, la pression sur les veines hémorroïdales augmente continuellement aggravée si le siège est dur ou inadapté. Les chauffeurs routiers, les télétravailleurs et les cadres sédentaires sont les profils les plus touchés. La solution posturale, le coussin hémorroïdes avec découpe centrale agit directement sur cette cause mécanique.
2. La constipation et les efforts de poussée répétés
Les efforts violents lors d'une selle dure augmentent brutalement la pression intra-abdominale, dilatant les plexus veineux anaux. La constipation chronique, liée à une alimentation trop pauvre en fibres et trop riche en viande rouge et alcool habitudes alimentaires statistiquement plus fréquentes chez l'homme est une cause majeure de récidive hémorroïdaire.
3. L'activité physique intensive
Paradoxalement, certains sports créent des hémorroïdes : la musculation lourde (soulevé de terre, squat avec charges), le cyclisme (pression du selle), l'aviron. L'effort physique intense augmente la pression intra-abdominale et la stase veineuse périnéale. Les pratiquants réguliers de sports de force ont un risque significativement plus élevé de développer des hémorroïdes externes thrombosées.
4. La consommation d'alcool et d'épices
L'alcool est un vasodilatateur veineux systémique consommé régulièrement, il favorise la dilatation chronique des plexus hémorroïdaux. Les épices irritantes (piment, poivre en excès) aggravent l'inflammation du canal anal lors du transit. Ce n'est pas un mythe de grand-mère : c'est de la pharmacologie vasculaire basique.
5. La pratique anale réceptive
La pratique anale réceptive sans préparation adéquate peut créer des microtraumatismes répétés des plexus hémorroïdaux et favoriser la thrombose externe. Ce facteur de risque, souvent passé sous silence, est documenté dans la littérature proctologique.
Les causes des hémorroïdes chez la femme :
La femme est plus exposée aux hémorroïdes que l'homme à certaines périodes de sa vie — et pour des raisons physiologiques très précises.
1. La grossesse : la cause n°1 chez la femme
Dès le deuxième trimestre, l'utérus gravide comprime la veine cave inférieure et les veines iliaques, ralentissant le retour veineux pelvien. Cette compression provoque une hypertension veineuse dans les plexus hémorroïdaux. La progestérone, hormone prédominante pendant la grossesse, relaxe les parois veineuses et ralentit le transit intestinal, favorisant simultanément constipation et dilatation des veines anales. Résultat : jusqu'à 35 à 40 % des femmes enceintes développent des hémorroïdes, le plus souvent au 3ème trimestre[3]. Le coussin hémorroïdes est particulièrement recommandé dès l'apparition des premiers symptômes en grossesse, il soulage sans médicament, en toute sécurité. Combiné à notre coussin de grossesse pour le soutien du ventre, il constitue un duo anti-inconfort de nuit comme de jour.
2. L'accouchement par voie basse
Les efforts expulsifs lors d'un accouchement vaginal particulièrement s'ils sont prolongés créent une pression intra-abdominale et périnéale extrême qui peut prolapser les hémorroïdes internes ou thrombose les hémorroïdes externes. Les hémorroïdes post-partum sont très fréquentes et souvent sous-traitées, car la mère se concentre sur les soins du nouveau-né au détriment de ses propres douleurs. L'épisiotomie aggrave parfois la situation en modifiant la mécanique des tissus périnéaux.
3. Les variations hormonales du cycle menstruel
Pendant la phase lutéale (semaine précédant les règles), la progestérone augmente, ralentissant le transit et dilatant les vaisseaux. De nombreuses femmes constatent que leurs hémorroïdes se réactivent systématiquement dans la semaine avant leurs règles ce n'est pas une coïncidence, c'est de la physiopathologie hormonale.
4. La constipation liée aux régimes et aux troubles alimentaires
Les régimes restrictifs, le syndrome de l'intestin irritable (deux fois plus fréquent chez la femme que chez l'homme) et certains troubles du comportement alimentaire créent une constipation chronique qui sollicite répétitivement les plexus hémorroïdaux.
5. La ménopause
La chute des œstrogènes à la ménopause fragilise les parois veineuses et réduit l'élasticité des tissus périnéaux. Les femmes ménopausées qui n'ont jamais souffert d'hémorroïdes peuvent en développer pour la première fois après 50 ans, souvent confondues avec d'autres troubles post-ménopausiques.

Les 9 remèdes de grand-mère les plus efficaces contre les hémorroïdes
Nos grand-mères ne connaissaient pas le terme "phytothérapie", mais elles maîtrisaient parfaitement les plantes, les eaux et les postures qui soulagent les veines irritées. Voici leurs meilleurs remèdes, avec le recul de la recherche moderne.
L’hamamélis (Hamamelis virginiana) est une plante de référence en phytothérapie pour les troubles veineux. Riche en tanins et flavonoïdes, elle aide à réduire l’inflammation et à resserrer les vaisseaux dilatés. Utilisation : infusion de 4 cuillères à soupe de feuilles ou d’écorce dans 1 litre d’eau bouillante pendant 20 minutes, puis ajout à un bain de siège tiède (37–38°C). Durée : 15 à 20 minutes, 2 fois par jour en phase aiguë.
Remède 2 — La glace enveloppée
Le froid est un réflexe efficace en cas de douleur aiguë. Il entraîne une vasoconstriction immédiate, diminue l’œdème et soulage la douleur. Appliquer des glaçons enveloppés dans un linge propre pendant 10 à 15 minutes maximum, jusqu’à 3 fois par heure dans les premières heures d’une thrombose.
Remède 3 — L’aloe vera frais
Le gel d’aloe vera possède des propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et apaisantes. Appliquer directement le gel pur sur la zone externe après la toilette et avant le coucher. Il peut aussi être congelé pour un effet combiné froid + apaisant.
Remède 4 — Le bain de siège au sel d’Epsom
Le sulfate de magnésium agit par effet osmotique en réduisant l’inflammation et les œdèmes. Dissoudre environ 250 g dans un bain de siège tiède et rester 15 à 20 minutes, 1 à 2 fois par jour.
Remède 5 — Le beurre de karité pur
Le beurre de karité forme une barrière protectrice sur la muqueuse et limite les irritations. Appliquer une petite quantité après la toilette ou utiliser froid en version suppositoire maison pour un effet apaisant prolongé.
Remède 6 — L’argile verte froide
L’argile verte absorbe la chaleur inflammatoire et apaise les tissus irrités. Appliquer en cataplasme épais pendant 20 à 30 minutes, 1 à 2 fois par jour, sans contact métallique lors de la préparation.
Remède 7 — La vigne rouge
La vigne rouge est reconnue pour son action veinotonique. Elle contribue à renforcer les parois veineuses et à améliorer la circulation. En infusion, 2 tasses par jour en cure de 3 semaines.
Remède 8 — Pruneaux et fibres
Une alimentation riche en fibres aide à prévenir la constipation, principale cause des poussées hémorroïdaires. Les pruneaux et le son de blé améliorent le transit et réduisent l’effort à la défécation.
Remède 9 — Position accroupie aux toilettes
Surélever les pieds lors de la défécation améliore l’alignement du rectum et facilite l’évacuation sans effort. Cette position réduit significativement la pression sur la zone anale.
Le coussin hémorroïdes : le remède postural que nos grand-mères auraient adoré
Si l'ingéniosité de nos aïeules était sans limite, elle buttait sur un obstacle : le temps passé assis. Elles posaient un coussin plié, une serviette roulée, n'importe quoi pour créer un vide sous les fesses. Le coussin hémorroïdes moderne n'est que l'évolution scientifique de cette intuition millénaire.
Comment fonctionne-t-il ?
Un coussin hémorroïdes bien conçu présente une découpe centrale en U, en O ou en V. Cette découpe crée un espace libre sous le canal anal : quelle que soit la position assise, les veines hémorroïdales ne sont plus comprimées. Les ischions (os des fesses) portent l'intégralité du poids, sur une surface plus large et mieux capitonnée. Résultat : la pression sur les plexus veineux anaux tombe à zéro et la douleur, les brûlures et le risque d'aggravation des hémorroïdes externes diminuent dès les premières minutes d'utilisation.
Qui en a besoin ?
- Femmes enceintes à partir du 2ème trimestre (associez-le à notre coussin de grossesse)
- Femmes en post-partum : soulage simultanément les hémorroïdes et les douleurs périnéales
- Travailleurs sédentaires assis plus de 6h/jour (à combiner avec un coussin lombaire pour le dos)
- Personnes en post-chirurgie anale (hémorroïdectomie, fissure)
- Seniors présentant des hémorroïdes chroniques récidivantes
- Conducteurs longue distance : sièges de voiture et vibrations aggravent la stase veineuse périnéale
Coussin hémorroïdes vs coussin coccyx : quelle différence ?
Le coussin coccyx présente une découpe à l'arrière uniquement, ciblant le coccyx. Le coussin hémorroïdes présente une découpe centrale complète (U, O ou évidement total) pour décharger à la fois le coccyx et le canal anal. Si vous souffrez simultanément de douleurs au coccyx et d'hémorroïdes, le coussin hémorroïdes est le meilleur choix. Notre collection de coussins orthopédiques vous permet de comparer les deux.


